Mieux vaut ne pas déranger votre bébé quand il dort profondément : d’une part, cela perturberait la qualité de son sommeil et d’autre part, cela n’aurait aucun effet, bébé étant fort peu disposé à boire après avoir été réveillé…

En revanche, vous pouvez guetter ses signes d’éveil (quand il se met à bouger, à cligner des yeux, à téter dans le vide) et en profiter pour le stimuler et lui proposer de téter. Ce n’est pas grave s’il refuse : il boira simplement un peu plus tard.

La sensation d’avoir du lait est parfois très limitée ou absente jusqu’à la montée de lait au 3e jour. Cela se traduit alors par une certaine lourdeur et de la tension voire des fourmillements au niveau des seins… Quoi qu’il en soit, même sans lait, le fait de téter votre sein apaise votre bébé. Les quelques gorgées de colostrum avalées lui suffisent normalement au début, car son besoin de sécurité prime sur celui de la nourriture (bébé vit surtout sur ses réserves les premiers jours, en attendant la montée de lait).

A savoir

Certaines circonstances exceptionnelles (ex. : césarienne imprévue, accouchement difficile, complication maternelle) peuvent augmenter les besoins alimentaires de votre bébé. Un complément alimentaire lui sera alors donné en attendant la montée laiteuse.

N’ayez aucune inquiétude concernant la forme ou la taille de votre poitrine : cela n’influe en rien sur votre capacité à allaiter. En pratique, la majorité des femmes peuvent allaiter leur enfant au sein. Seules des circonstances exceptionnelles (en particulier une intervention chirurgicale du sein) peuvent représenter un obstacle physique à l’allaitement maternel.

Reste ensuite un point important : avez-vous ou non envie d’allaiter ? Ce qu’il faut vraiment savoir à ce sujet, c’est que le choix d’allaiter ou de ne pas allaiter vient plus d’une sensation profonde, d’un élan, que d’une décision ou d’un acte raisonné.

Bien sûr, il est souvent difficile d’y voir clair avec tous les avis et conseils donnés par votre entourage, les médias, etc. Mais ne vous inquiétez pas : normalement, votre envie (ou absence d’envie) se révèlera pleinement quand vous aurez votre bébé dans les bras. Vous pourriez même être surprise : ainsi, des mamans qui ne voulaient pas allaiter ont-elles radicalement changé d’avis en voyant leur bébé chercher leur sein. Le cas inverse est également fréquent : des jeunes mères souhaitant allaiter au sein ont finalement opté pour le biberon.

Halte à la culpabilité !

Le désir d’allaiter est un phénomène très complexe, lié à un grand nombre de facteurs (ex. : certains événements de votre histoire personnelle, la façon dont vous avez vous-même été nourrie) sur lesquels vous n’avez aucune emprise, quand bien même vous le voudriez. Aucune raison donc de vous sentir « en faute », même si votre décision finale ne correspond pas aux attentes de votre entourage. Pour que l’allaitement de votre bébé se déroule au mieux, l’essentiel est de respecter vos propres émotions !

La nature étant bien faite, votre bébé naît avec des réserves énergétiques qu’il a accumulées en fin de grossesse. Cela lui permet de tenir sans problèmes les 3 premiers jours nécessaires à la montée laiteuse.

Pendant cette période, la digestion de votre bébé se met progressivement en place. Au début, il ne boit que quelques gorgées de lait car son organisme ne peut pas encore en tolérer plus. Ne vous inquiétez pas si sa digestion n’est pas très bonne le premier jour : c’est tout à fait normal. En effet, la présence naturelle de glaires (nom donné aux rejets du nouveau-né de moins de 2 jours en raison de leur couleur translucide) et l’accumulation de gaz dans l’estomac entraînent des renvois fréquents.

Les glaires, c’est quoi ?

Les glaires du nouveau-né sont un mélange de liquide amniotique dégluti avant la naissance, de sécrétions gastriques et de salive déglutie. Très présentes le premier jour, elles peuvent parfois vous faire peur mais rassurez-vous : votre bébé ne s’étouffe pas ! À noter également que l’aspiration de ces glaires est devenue une habitude systématique, même chez les bébés parfaitement bien portants, dans certaines maternités. Cet usage, qualifié d’inutile par l’OMS, n’est pas recommandé dans de nombreux pays. En effet, l’aspiration des glaires à la naissance est inutile : il n’empêche pas l’estomac de se remplir à nouveau de liquide et d’air. De plus, une étude a démontré que ce geste est assez traumatisant pour le bébé.

Ce test réalisé en France depuis 1972 permet le dépistage de 5 maladies graves dont les conséquences peuvent être évitées par un dépistage précoce (la phénylcétonurie, l’hypothyroïdie congénitale, l’hyperplasie congénitale des surrénales, la drépanocytose et la mucoviscidose). Toutes ces pathologies sont détectables en analysant simplement quelques gouttes du sang de votre bébé : elles sont recueillies au 3e jour sur un papier buvard.

Un test vivement recommandé

Le test de Guthrie n’est pas obligatoire. Cependant, il est tout à fait possible de transmettre une de ces maladies à votre bébé sans le savoir : ce test est ainsi fortement conseillé par mesure de précaution. Votre accord est demandé dans le cas où le test de la mucoviscidose doit être complété par une recherche génétique.

Afin de ne pas trop perturber votre bébé, seuls les examens médicaux indispensables sont pratiqués à la naissance. Sa vitalité est ainsi évaluée avec le « score d’Apgar », un test effectué à la 1ère, 3e, 5e et 10e minute après la naissance. Il permet de déterminer par 5 critères la bonne adaptation de votre bébé à la vie extra-utérine. Le praticien mesure son rythme cardiaque, sa fréquence respiratoire, apprécie son tonus musculaire et observe la réactivité et la coloration de votre bébé.

Un peu plus tard, un examen morphologique minutieux est pratiqué : après avoir contrôlé ses organes génitaux, le pédiatre (ou la sage-femme) palpe son ventre et ausculte son cœur et ses poumons. Il vérifie aussi ses articulations ainsi que la forme de ses pieds et de ses mains. Il contrôle également la bonne stabilité des hanches, l’état de sa colonne vertébrale et celui de ses clavicules.

La forme du crâne, de la bouche et du palais sont particulièrement observés ainsi que les fontanelles (membranes séparant les os du crâne et qui permet au cerveau de croître).

Enfin, après avoir testé la vue et l’audition de votre bébé, le pédiatre vérifie son bon état neurologique par quelques manœuvres simples (les réflexes archaïques).

Précaution

Afin de surveiller au mieux votre état de santé et celui de votre bébé, vous resterez normalement ensemble 2 heures en salle de travail.

Dès que votre bébé s’oxygène correctement de lui-même grâce à la respiration, le cordon ombilical cesse de battre et perd toute utilité. Par mesure de précaution, il est toutefois habituel d’attendre quelques minutes avant de le couper.

Le premier cri de votre bébé est important car il indique que son système respiratoire s’est bien mis à fonctionner normalement.

En effet, lorsqu’il était encore dans votre ventre, votre bébé n’utilisait pas ses poumons pour respirer : le précieux oxygène nécessaire à son organisme lui était fourni via le cordon ombilical. Ses poumons étaient alors pleins de liquide amniotique (avalé lorsque bébé ouvrait la bouche dans votre ventre : cela n’a aucune gravité) et ses alvéoles pulmonaires étaient fermées.

Quand il arrive enfin à l’air libre, la première respiration de bébé se déclenche automatiquement. L’expiration qui en suit chasse le liquide des poumons et fait vibrer au passage les cordes vocales : c’est le premier cri de votre bébé.